Après plusieurs sessions en tant que MJ, je suis passé PJ pour une partie placée sous le signe de la détente. Erwan prend donc les commandes pour nous faire vivre une petite escale tranquille dans une station égarée.
Au lieu de procéder à une mise en situation, Erwan décide de procéder directement au combat majeur du scénario puis de faire un flash-back sur le parcours qui nous a amené à ce moment. A peine le temps de se chauffer le poignet… Nous sommes réveillés par un bataillon hégémonien désirant prendre le contrôle de la station et de récupérer le Professeur. Qu’il en soit ainsi, un réveil sans petit déjeuner, c’est honteux, y’a de quoi tirer sans sommation non ?!?

Les combats progressent rapidement et nous sommes vite acculés au dernier module de la station. Là intervient mes premiers jets de dés pourris, un 20 sur un lancer de grenades étourdissantes puis un 17 et un 19 sur des jets d’armes d’épaule. Cela laisse une belle opportunité à un TH Mamba de m’infliger des dégâts. Pendant mon loose-time, Galpa (autre PJ) se la joue «Gimli et les gobelins» et enchaîne les one-shots.
Mon perso finit donc hors combat dans un état pitoyable et j’en profite pour siroter quelques breuvages pendant que Leo backstabe du soldat et que Galpa vide des chargeurs sur un autre TH assommé.
L’ivresse aidant, je remarque le fort accent germanico-hitlérien des commandos hégémoniens que le MJ joue. Si on ajoute à cela, un combat serré au corps à corps qui se finit par un «Tu lui touches… (Jet de dé puis moment de flottement du MJ) … la jambe gauche» et votre serviteur finit dans un fou-rire de 3 bonnes minutes.
Après ces émotions, le MJ entreprend son flash-back. L’introduction est typique de Polaris : découverte d’une station inconnue en voulant échapper à une patrouille hégémonienne. Les modules étant petits, nous nous faisons vite à l’environnement. On sent rapidement qu’on ne peut pas faire de commerce. Après avoir découvert les raisons de l’isolement de cette communauté, nous nous reposons avant d’arriver à notre chère bataille décrite précédemment.
J’aurais tant voulu torturer et interroger un petit officier hégémonien. Mais j’ai pas eu le temps avec la fichue frégate pirate qui a attendu le départ des troupes des patriarches pour venir achever les survivants.
Décidément, on ne peut pas rester dix minutes tranquilles sur cette station. Avec la fatigue, Leo et moi avons sorti la plus brillante stratégie de la soirée : « Allez ! A 3 PJs, on va se faire une frégate pirate. » Le MJ lâche un sourire et nous colle la trempe que nous avions mérité pour ce superbe mouvement tactique qui a consisté à rentrer dans le tas.
Afin de terminer cette escarmouche, nous procédons à un repli organisé où je ne fais pas de jets pourris (ouais trop cool !!). Les pirates sentant que la prise de la station risque d’aboutir à un bain de sang, ils rompent le combat. Léo et moi étions pourtant bien décidés à étaler les vicaires de ces boucaniers sur les parois des modules mais avec plus qu’un unique chargeur dans mon fusil et plus de charge dans ma dague moléculaire, j’ai abandonné cette idée.
Des fou-rires, du sang et des stratégies vaseuses… C’était donc une excellente soirée. Erwan, on remet ça quand ?


