La semaine dernière, j’ai reçu le groupe niçois de Polaris pour lequel je fais le MJ. Après de multiples péripéties, mes petits PJs rencontrent le conseil des Ambassadeurs. On était donc parti pour une courte partie plutôt RolePlay où il y aurait peu de jets de dés. Pourtant, au meilleur moment, ces saloperies de D20 m’ont bien planté…
D20 Polaris

Il aura fallu imaginer Déméter accompagnée de Sernéa pénétrant dans la salle du conseil. Moment solennel…
L’Ambassadeur Olaf Faltor y siège également avec son conseiller. J’ai pris une voix limite caverneuse pour faire parler Olaf Faltor. Par contre, j’ai pensé à un conseiller proche du rat d’égout fouineur qu’on a envie de claquer.
Pour terminer, Le Marquis Ovar Godter s’installe. J’avais pensé que sa prostituée du moment se tiendrait à ses côtés et qu’il parlerait avec un petit air prétentieux (que je fais super bien, limite naturel :D).

Tout le monde raconte sa petite histoire et chacun met en place ses pions et ambitions.

L’un de mes PJs a perdu son avant-bras dans une explosion lors de la précédente session. Il passe donc tout son temps à négocier ses infos contre une prothèse. Pour les autres, l’appât du gain suffira amplement pour les combler.

Pour obtenir certaines infos, Déméter décide de lécher l’esprit d’un des PJs, ex-espion. Et là, il me sort un 14/15 au D20 pour un bouclier mental alors que mon dé me crache un pitoyable 3… Me voilà comme un con avec Déméter qui se chie dessus, incapable d’aller chercher ce dont il a besoin.

Jouer Olaf Faltor me force à me racler la gorge toutes les 3 minutes. De plus, je lui ai donné un petit air “Vorlon de Babylon 5″ avec 2 questions limite philosophiques. Le Marquis Godter se la pète en clamant la supériorité des armées hégémoniennes, presque jouissif.

Après le Conseil, certaines négociations secrètes et une courte visite des lieux, mes PJs doivent évacuer d’urgence les lieux. C’est là que mon D20 a décidé de me trahir à nouveau…

La panique envahit la zone d’embarquement. Les PJs foncent vers leur petit escorteur. 2 veilleurs se jettent dans le sas avec eux. L’eau envahit tout, la pression monte et le tunnel d’embarquement menace de céder. L’un des veilleurs plonge. L’autre PNJ rate, tombe. Il tente alors de s’agripper au sas du transport que les PJs verrouillent. Je visualise donc la scène en voyant un bras se faire couper par la pression d’un sas se refermant.

Mon joueur ayant perdu son avant-bras lâche une plaisanterie… Voici notre dialogue.

  • Si c’était un avant-bras droit et que le veilleur pourrait être un chirurgien spécialiste en prothèse, ça serait pratique !
  • T’en a d’autres comme ça ? Je lâche un dé. Un 20 et tu as ce que tu veux.

Forcément, il fallait que je passe pour un couillon ce soir-là. Le 20 est sorti tout seul. Ce fut le fou-rire de la soirée.

4 réponses à “Ce D20 m’aime pas”
  1. Tosheros dit :

    C’est le contrat social du JDR, quand tu lances les dés tu assumes :D

  2. Gwenael dit :

    Parfois il faut savoir tricher … ;)

    Lorsque j’interprète Déméter ou tout autre gros bill face aux PJ … je lance le dé, mais je me moque du résultat (quand je lance le dés). Le monde est vraiment trop injuste …

  3. Bismuth dit :

    Moi j’ai collé des petites pastilles sur les faces du dé et j’ai écris 20 sur chacune…

    En plus il n’y a qu’avec les d20 que ça fait ça… Ah non, aussi avec le d100 ~sphérique, sauf qu’il roule et entretient en plus un suspense de 2 minutes…

  4. AdminOfPlaygroup dit :

    Pourquoi crois tu que les MJ ont un paravent ? Les dés se jettent de l’autre coté, sans que les PJ puissent les voir !
    D’ailleurs, quand tu es MJ, les dés ne servent qu’à faire du bruit ! :p

  5.  
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