Le kit d’introduction de Subabysse est désormais disponible gratuitement (même s’il faut s’inscrire sur le site des ludopathes, enfin la ludoboutique). Bref, on télécharge tranquillement ce PDF de 32 méga.
Les ressemblances sont frappantes dès l’introduction, même si, dans Subabysse, le cataclysme qui pousse l’humanité dans les profondeurs est teinté de spiritisme religieux (genre Dame Nature et ses potes les dieux qui se rebellent).
Le système de jeu a un faux air de l’ancien système Polaris à base de D100, dépassement, modificateurs,échec et réussite critique. Je n’ai jamais aimé ce système D100 et je ne vais pas commencer avec Subabysse. Je revois d’ici 15 jets de dés pour effectuer une action. Beurkkk !
On retrouve également dans la création de personnage des notions de qualité/défauts qui rappellent les avantages/désavantages de Polaris V3, dont une fabuleuse “fils de Mark Harris”, l’homme de l’Atlantide. Et c’est à partir de ce moment-là que j’ai saisi une vraie différentiation avec Polaris. On se prend moins au sérieux avec Subabysse… Plus d’humour, d’auto-dérision. Cette impression se confirme avec les illustrations des persos, presque Hentaï parfois.
On dirait que Subabysse a repris le côté “scientifique/simulation” de Polaris et a mis une couche de jeu/amusement dessus.
Les tronches cartonesques des personnages et le scénario proposé vont dans ce sens. Les persos font un peu archétype de l’allumeuse, du savant fou et du crétin costaud. On sent bien que c’est voulu. Le scénario est simple : un accident lors d’un voyage, un sauvetage par une petite communauté, une enquête, une grosse baston…
J’ai donc terminé la lecture de ce kit d’intro avec une impression plus que positive. Je doute fortement qu’il y ait la place dans le paysage du JdR en France pour 2 jeux post-apo subaquatique. Ainsi, je ne sais pas si Subabysse va faire oublier Polaris mais une chose est sûre, ce jeu en a le potentiel.